Maintenir la fréquentation, l’enjeu des 24 Heures du Mans 2018

La prochaine édition des 24 Heures du Mans sera particulière. Entre le Grand Prix de France de Formule 1 qui aura lieu une semaine après et une catégorie LMP1 affaiblie, les organisateurs risquent d’être confrontés à une baisse de la fréquentation.

Cela faisait des années que les amateurs de sport automobile réclamaient un retour du Grand Prix de France de Formule 1. Manque de chance ou bonne nouvelle -à vous d’en juger-, cela tombera une semaine après les 24 Heures du Mans. Nous aurons droit à deux week-end consécutifs de grands événements automobiles sur le territoire. Les organisateurs de l’emblématique course d’endurance s’en seraient bien passés.

Avec deux événements aussi rapprochés, le taux de fréquentation des 24 Heures du Mans pourrait chuter. A condition de pouvoir assister au deux épreuves, beaucoup de personnes trancheront. L’enjeu sera donc cette année de maintenir une fréquentation qui depuis 2013 est plus ou moins stable. Généralement, entre 243 000 personnes (2013) et 265 500 (2015 et 2016) viennent assister à la course. Cette année, 258 500 spectateurs étaient présents au Mans.

Toyota ne sera pas seule en LMP1

A cette préoccupation vient s’ajouter la perte de Porsche dans la catégorie LMP1, rendant la course (et plus globalement le championnat) moins spectaculaire. Toyota, qui a décidé de rester, sera la seule écurie officielle engagée en LMP1. Mais d’autres teams privés vont débarquer dans la catégorie. SMP Racing et DragonSpeed participeront au championnat avec une BR1, nouveau prototype conçu par Dallara. Leur motorisation ne sera pas hybride comme peut l’être celle de la Toyota. Mais un nouveau règlement assure les mêmes restrictions pour toutes les LMP1, qui seront regroupées dans une seule catégorie. « Chaque concurrent engagé en LMP1 disposera du même potentiel, indépendamment du type de moteur utilisé » notifie un communiqué officiel.

La BR1 conçue par Dallara qui participera au WEC 2018/2019 en LMP1
Année de transition

Effectivement, les organisateurs du WEC ont décidé de modifier le règlement et surtout le calendrier. A partir de la saison prochaine, qui débutera par un prologue les 5 et 6 avril 2018 au Castellet, les épreuves se dérouleront sur deux années civiles. Durant la première saison de transition, il y a aura donc deux épreuves des 24 Heures du Mans et des 6 Heures Spa de Francorchamps. Il s’agit d’une programmation exceptionnelle pour permettre la mise en place de ce nouveau calendrier. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à partir de 2019 les 24 Heures du Mans clôtureront le championnat. La date de la course restera inchangée. Elle aura lieu en 2018 les 16 et 18 juin, et en 2019 les 15 et 16 juin.

Terminer par les 24 heures du Mans était d’ailleurs un souhait depuis la création du championnat 2012. Est-ce que cela aidera à faire venir plus de monde ? Les deux éditions à venir répondront à la question. En tout cas, l’organisation du Mans effectue un nouveau travail de communication. L’affiche, qui met plus en avant les GT est plus travaillée que les autres années. Et puis, une chose reste sûre, la perte de Porsche ou le calendrier désavantageux n’enlèveront rien à la ferveur et au spectacle que nous offre chaque année l’épreuve.

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