Voici la McLaren Elva, un roadster de 815 ch !

Après la radicale Senna puis l'hypercar Speedtail, McLaren s'aventure dans le segment des roadsters avec l'impressionnante Elva.

Surprise, la gamme Ultimate de McLaren accueille un nouveau membre… dépourvu de toit ! Mi-août déjà, Woking avait partagé une silhouette alléchante du roadster, et puis plus rien. Le constructeur revient à la charge en dévoilant l’Elva. L’appellation est historique, puisqu’elle fait référence aux McLaren Elva de compétition (M1A, M1B, M1C) sous Bruce McLaren, dans les années 1960. La nouvelle venue conserve évidemment une ADN de pistarde, mais elle est aussi bien homologuée pour la route. Malgré l’absence de parebrise, McLaren informe que le casque n’est pas obligatoire. En option, une petite vitre de protection peut toutefois être ajoutée. A l’instar des autres modèles de la gamme, il s’agit d’une production rare, limitée à seulement 399 exemplaires. En France son prix ahurissant s’élève à 1,709,244 euros ! Quelques dizaines de milliers d’euros de moins que la McLaren Speedtail (1,75 millions).

Système de gestion de l'air

Sans surprise, l’Elva serait la McLaren de route la plus légère… Mais son poids n’est pas communiqué. Comme toutes les McLaren, le roadster est doté du châssis monocoque en carbone. L’addition avec le V8 4 litres développant ici 815 ch promet un rapport poids/puissance plus qu’intéressant. Le 0 à 100 km/h serait avalé en moins de 3’’ et surtout, l’Elva ne réclamerait que 6’’7 jusqu’à 200 km/h. Moins que la McLaren Senna (6’’8) ou que la Ferrari Monza SP2 (7’’9), speedster très exclusif révélé l’année dernière par Ferrari.

La carrosserie, également en fibre de carbone, témoigne d’un important travail aérodynamique. McLaren inaugure une méthode de traitement de l’air qu’il nomme Active Air Management System (AAMS). Comme son nom l’indique, il s’agit d’un système actif qui fonctionne à haute vitesse. L’air pénètre dans l’entrée proéminente entre le nez et le diffuseur avant, puis il est évacué par les aérations situées au milieu du capot (aux dépens de l’esthétique). A la sortie, un déflecteur soulève le courant d’air, qui passe directement au-dessus des occupants. Lorsque le système est inactif, l’air est utilisé pour refroidir les deux radiateurs situés devant chacune des roues avant. Outre cette nouveauté majeure, la McLaren Elva dispose également d’un petit becquet actif à l’arrière. 

Personnalisation illimitée...

La cabine superbement intégrée ne semble former qu’un seul bloc. Devant les occupants la planche de bord est équipée d’un écran en verre 8 pouces orienté vers le conducteur. McLaren indique que les changements de modes de conduite s’effectuent directement via des commandes proches des palettes, sans devoir lâcher les mains du volant. Les occupants sont assis dans des baquet en carbone sur-mesure, avec une partie inférieure plus courte que des sièges traditionnels, pour pouvoir se tenir debout et sortir du véhicule. Pour les propriétaires pistards, des harnais à six-point peuvent être cochés dans la liste d’options, tout comme des Pirelli P-Zero Corsa, sans surcoût. Les jantes à 5 branches abritent des freins carbone/céramique avec disques de 390mm et des étriers en titane.

La personnalisation proposée par le département MSO (McLaren Special Operations) est presque illimitée : choix des cuirs, teinte de la carrosserie ou fibre de carbone apparente… Il est également possible d’ajouter des badges en or 18 carats et un bouclier pour le compartiment moteur 24 carats. Autant d’éléments qui rapprochent sans doute la note vers les 2 millions d’euros. Les premières livraisons ne sont pas attendues avant la fin 2020.

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